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Affichage des articles du juin, 2011

Le doux vent d'été

Les classes sont terminées. Les vacanciers prennent la route du chalet, la marmaille à bord. Exit les pauses tranquilité pour les mères au foyer. La circulation est moins dense. Un autre rythme s'installe. Les premiers matins sont consacrés à la grasse matinée, aux petits déjeuners gourmands, au pyjama qui font la grève. Pas de cadran, que les oiseaux qui piaillent, le vent qui souffle dans les arbres. Déjà, les premières pommes s'épanouissent. Les pivoines en sont à leur dernier souffle. C'est maintenant au tour des hémérocalles de voir le jour. Le bruit des tondeuses montent, leur rumeur contamine les terrains avoisinants sans oublier le merveilleux son du taille bordure. Une symphonie un peu cacophonique. Mais, c'est le doux vent d'été. La Saint-Jean donne le coup d'envoi à cette période si particulière et festive. Certaines cuvées sont meilleures que d'autres, selon les caprices de dame nature. En vieillissant, le goût de la fête est moins pressant. La

PICOTÉE LA ROUGEOLE- Extrait de Petit pot de biscuits 2

Juin 1961, il doit faire 30 degrés dehors et il fait noir dans ma chambre. Je suis seule, ma petite soeur ne partage pas ma chambre. Je ne vais pas à l'école, car... j'ai attrapé la rougeole. Je suis une pestiférée. Ma mère craint que je devienne sourde, aveugle. Je ne sais plus quoi. Bon, au début, je trouve cela rigolo d'être alitée, d'avoir ma mère aux petits soins avec moi. Je m'évade dans mes livres de Tintin et de Jo et Zette sauf que j'en ai vite fait le tour. Il me reste les Martine. Je dors beaucoup aussi, car je suis fiévreuse avec quelques éruptions cutanées sur le corps. Je me régale d'un bol de Cream Soda avec de la crème glacée. À part ma mère, personne n'entre dans la chambre. Une chambre d'isolement à l'ancienne.   Je me morfonds, car c'est bientôt la fin de l'année et... la remise des prix. Je ne veux pour rien au monde manquer cet événement. J'ai tellement aimé mon professeur que cela me rend triste à la pen

Les caprices

Samedi soir, je festoie avec quelques personnes à l'occasion des 40 ans de ma cousine. La réception a lieu dans un club de golf privé de ma ville. Je suis vêtue pour l'occasion. Une robe estivale importée d'Europe, des chaussures italiennes et un veston surpiqué de broderie qui me vaut plein de compliments dès que je le porte. Son seul défaut, il est en jeans. L'organisatrice de la soirée vient me voir manifestement gênée par le message qu'on lui demande de me transmettre. Déjà, je trouve odieux qu'elle soit utilisée pour être la porteuse du message. Un membre de ce club privé sélect n'aurait pas apprécié mon veston et s'en serait plaint au personnel qui à son tour s'en serait plaint à cette pauvre messagère. J'ai toujours eu du mal avec les gens qui adressent leurs messages par personne interposée. Pas assez de culot pour assumer leur propos. Entre nous, le discernement est toujours de mise. Je comprends qu'un club privé qui se respecte re