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Affichage des articles du avril, 2010

Maudite marde !

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A la loterie de la vie, certains ont plus de chance. Lors d'une belle matinée d'avril, je suis allée au cinéma avec une vieille amie voir "L'homme de chevet". Dans ce film, Sophie Marceau est immobilisée dans un lit et dépend des autres pour son bien-être. La vie lui a volé son autonomie mais non le plaisir des sens. Christophe Lambert, sera son homme de chevet. Il lui fera la lecture, sa toilette intime et la nourrira. A notre sortie du cinéma, nous nous sommes attablées chez Da Roberto . Ma copine avait le moral fragile. Lors de notre souper annuel, elle m'avait dit que son médecin avait décelé une masse. La colonoscopie a confirmé un cancer du rectum. Quand elle m'a annoncé la nouvelle, elle m'a dit: " Je vais devoir m'assir sur mon cul" et nous avons éclaté de rire. Puis la questionnant quant à ses états d'âme, elle m'avait parlé de ses pleurs, de l'annonce aux proches. Elle se disait prête à cette éventualité. Je

Joues-tu toujours du Gershwin ?

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Un soir de septembre rue Messier, il sonne à ma porte, une pomme à la main. Il vient vérifier s'il a du courrier. Je découvre qu'il est l'ancien locataire et comédien de profession. Ensemble, nous partageons la passion des livres, de la peinture, de l'écriture, des spectacles de musique, de la vie nocturne et de la bouffe. Sa maison est un capharnaüm. Nous sommes vraiment dans l'antre de l'artiste. Cela me plaît beaucoup. Il vient également chez moi m'écouter jouer du piano. Nos univers se rencontrent dans ce que nous avons de meilleur. Je déménage, je débute une nouvelle relation amoureuse et nos routes se séparent. Toutefois, un oiseau acheté au salon des métiers d'arts trône dans ma bibliothèque me rappelant à son bon souvenir. Cet été, un film dont l'actrice principale porte le même nom de famille que le sien m'incite à reprendre contact. Facebook devient complice de ma démarche. Au restaurant nous reprenons le fil de nos vies. Soudain il

La première communion

Un beau vendredi , je me rends au supermarché acheter quelques produits en promotion. En attente à la caisse, j'entends une voix maugréer. Je présume qu'il s'agit d'un échange entre deux caissières et j'écoute distraitement la rumeur. Une fois ma transaction bancaire complétée, je me fais interpellée par la caissière. Elle est de fort mauvaise humeur, pour ne pas dire en pleine fureur. Elle doit accompagner sa fille toutes les deux semaines au presbytère pour la préparation à la communion. Ces rencontres se déroulent durant une année complète. A sa grande consternation, la petite ne fera pas sa première communion avec sa classe mais bien à une simple messe du dimanche, sans flafla, et de plus, elle devra débourser 65$ pour ce faire. La caissière a tout au plus trente ans. Je m'étonne de la voir s'insurger quant au non respect de la tradition religieuse. Intérieurement, je me dis que vraiment tout change. Même l'église doit se mettre à la saveur du jo