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Affichage des articles du 2015

Belle famille

S'il est un jour, où mes belles-familles me reviennent en mémoire, c'est le jour de Noël. Quelques hommes ont partagé ma vie et aussi ... des liens d'attachement avec les membres de leurs familles. Cette appellation, belle-famille, remonte au Moyen-Âge où le terme beau et belle était utilisé comme termes de courtoisie ou d'affection.   Étonnamment, j'ai souvent fréquenté des hommes qui fuyaient les rencontres familiales, alors que moi, j'aimais être de ces fêtes. Chaque famille a son histoire, ses conflits, ses alliances. Moi, j'avais le bonheur facile avec ces familles élargies. Des neveux et des nièces que je voyais grandir, des belles-sœurs avec qui discuter de tout et de rien, des beaux-parents qui m'ont souvent fait la grâce de m'accueillir comme leur fille.   Aujourd'hui, je veux rendre un hommage particulier à mes belles-mères. Bien que plusieurs en font des portraits peu flatteurs, les miennes ont été mes mères de cœur. Chacune a

Est-ce nécessaire?

L'heure est au climat, à sa gestion. Tous ces chefs de pays réunis pour convenir de diminuer la production de gaz à effet de serre. Tous unis vraiment? Nous apprenons que le ministère de l'Environnement du Québec a diminué le nombre d'inspecteurs sur le terrain. La ville de Montréal déverse ses eaux usées dans le fleuve, lesquelles vont polluer le lac Saint-Pierre. Elle cache à la population, la localisation de plus d'une cinquantaine de sites d'enfouissement, sur lesquels sont bâtis actuellement des résidences, des immeubles à logement.   Cette semaine, j'ai reçu un beau prospectus du site d'enfouissement à proximité de chez moi nous expliquant pourquoi il y a eu une autre émanation et comment la situation a été rectifiée. Comme citoyenne, cela ne me rassure pas de recevoir un tel document, car ce qu'ils me disent au bout du compte, c'est que je dois m'inquiéter. L'erreur humaine ?   Et si l'erreur humaine était de toujours dési

Les dépouillements d'arbre de Noel

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J'ai 3 ans, ma mère est enceinte de ma petite sœur. Mon père m'amène assister au défilé du père Noël rue Saint-Hubert. Je tiens sa main et porte un manteau brun café en tissu de laine ainsi que des petites bottes blanches dont l'ourlet est en fourrure.  Je trouve qu'il y a beaucoup de gens et je me sens très petite. Il fait froid.   Nous faisons la file pour voir le père Noël. Je suis une des dernières. Quand mon tour arrive, il ne reste plus de cadeau. Déçue, on déniche une petite souris à roulettes qu'il me faut remonter avec un mécanisme pour qu'elle coure sur le plancher. Nul besoin de vous dire que la petite fille est bien contente, la maman, un peu moins. Le jouet étant de piètre qualité, il a duré peu de temps au grand plaisir de ma mère.   Il y a eu par la suite les dépouillements d'arbre de Noël de la Continental Can . Ma marraine y travaillant, elle voulait à tout prix m'y mener. Ma mère recevait pour directives de me pomponner. Cela v

Serrements au coeur

J'attends mon homme de cœur qui se fait vacciner pour la grippe. J'observe les gens. Majoritairement des personnes du troisième âge, quelques enfants. Soudain, une famille passe près de moi. Au début, je n'aperçois que la robe noire, je pense qu'il s'agit d'une religieuse. Non, c'est une famille musulmane... de droite. Je ne peux m'empêcher de réprimer un serrement au cœur, cela heurte mes valeurs, à tout le moins ce que ce vêtement représente. Je pense à tous ces hommes et ces femmes qui voient leur rêve de procréer s'évanouir parce que l'heure est à l'austérité. J'ai un serrement au cœur, car c'est la vie qui se meurt.   Je songe à tous ces parents dont l'enfant éprouve des difficultés d'apprentissage, qui se retrouvent essoufflés, esseulés ainsi que tous les acteurs éducateurs. J'ai un serrement au cœur, car c'est notre avenir qui est en péril.   Comme vous tous, je lis, je vois l'horreur chaque jour

La guerrière surmenée

J'ai connu la dame, il y a 20 ans, alors que nous assumions toutes les deux la présidence du Réseau des femmes d'affaires du Québec dans nos régions respectives. Nous étions jeunes, belles, ambitieuses, avec le désir de faire une place aux femmes dans la sphère économique, chacune avec une expertise du domaine des communications. Je me désole en lisant les commentaires des électeurs, du public mentionnant qu'elle n'avait pas les compétences pour exercer les fonctions qui lui étaient dévolues. Il est plutôt question de lourdeur de la tâche que de compétence.  Une femme qui se hisse au poste de vice première ministre ne s'y retrouve pas sans avoir démontré sa capacité à occuper de telles fonctions. Je me doute bien que quelques collègues masculins s'y voyaient déjà et que les jeux de coulisse ont connu de grands déploiements. Une femme qui lors de son passage au ministère du Travail a réussi à abolir le placement syndical, c'est une femme qui a des couill

Marcher

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J'aime marcher, et cela, depuis ma tendre enfance. Enfin... pas tout à fait, puisque jusqu'à l'âge d' un an, je refusais de mettre un pied devant l'autre si je n'étais pas soutenue. Ma mère eut donc la brillante idée d'utiliser une ficelle pour que j'y parvienne. Nous oublions souvent que la marche est un privilège, une porte vers l'autonomie. Lorsque je vois des personnes âgées se déplacer avec une canne ou une marchette, je constate que leur mobilité réduite handicape leur liberté. Il est souvent laborieux de poser un pied devant l'autre et quand elles arrivent à destination, la fierté est au rendez-vous.   Enfant, la marche a souvent contré mes pensées suicidaires. Ces moments de rendez-vous avec moi-même sans tensions, cris, reproches étaient ma thérapie quotidienne. Je posais mon regard sur les arbres, les fleurs, les maisons, les marches de trottoir toujours droit devant moi. Ma façon de contrer l'adversité et retrouver ma fierté.

Les Basques

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La route est longue avant d'arriver à destination. J'ai hâte de me retrouver au bord du fleuve, de sentir l'air salin. La température est encore estivale et le soleil se pointe à mon arrivée. Le chalet que j'ai loué est un véritable petit paradis, très zen, le bois y est prédominant. Tout a été pensé pour le confort.  Je savoure mon bonheur.   Petite marche pour découvrir les lieux, je suis sous le charme. Au retour, un verre à la main, je profite du moment présent. Je laisse la porte ouverte pour entendre le bruit des vagues à marée haute. Je ressens ma filiation avec mes aïeux paternels.  Le lendemain, matin de lune,  j'observe le ciel émerveillée. D'un côté la lune tire sa révérence et de l'autre, le soleil s'éveille au jour. Je descends vers la grève, mon café à la main et savoure cet instant béni.   La température est exceptionnelle. 24 beaux degrés qui m'incitent à prendre la route vers le patelin d'origine de mon père: Saint-Cléme

Jours d'automne

L'automne est enfin arrivé ou presque! Je m'autorise une escapade au SPA Eastman . Je suis bénie. Le temps est magnifique. Je pose mon postérieur sur une bûche recouverte de mousse. J'écoute la musique des bois. Au petit matin, je déguste mon café sous le soleil au bord de l'étang. En soirée, assise près du feu de camp, j'observe les étoiles et la lune qui joue à cache-cache avec la cime des arbres. Un employé vient me couvrir afin que je ne prenne pas froid. Un geste qui me remplit de gratitude. C'est beau la vie !   Il y a aussi cette rencontre initiée près du piano. Un rendez-vous de 18 h où mon admiratrice vient entendre les mélodies de mon cœur. J'aime la souplesse de ce piano où mes doigts s'agitent. Nous partageons nos derniers repas ensemble. Une femme qui me ressemble, qui a maintenant du temps pour elle. Une femme sportive alors que je suis contemplative. Il faut tout de même quelques différences. Je découvre une femme entrepreneure, qui e

Maridiane s'y promène

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J'y pose mes pas, mes états d'âme depuis quelques décennies Souvent seule, parfois en compagnie Dès que je franchis sa barrière, c'est l'accalmie dans mon esprit Beau temps, mauvais temps, j'y viens humer la vie. Je m'arrête aux paddocks au temps des compétitions Je leur parle doucement, caressant leurs museaux Leurs fumiers exhalent cachés au bord du ruisseau Chaque fois, j'y retrouve la même émotion Les jours de pluie, les fougères embaument l'air Hier, un grand bouleau bruissait allègrement Je me suis posée sur le banc pour écouter le vent Au loin déambulaient des apprenties cavalières Théâtre de grands événements, mon parc est si vivant Concert en plein air, feu d'artifice éblouissant J'y crois des promeneurs et leur chien déambulant Quelquefois des karatékas s'exécutant Où cette oasis de paix peut-elle loger ? Au bout de ma rue, vous la trouverez Je suis privilégiée de jouir de ses beautés Mon parc équestre, j&

Ça... c'est du bonheur!

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Certaines rencontres s'immiscent dans nos cœurs à tout jamais parce qu'on se sent accueilli, écouté et que l'on retrouve ses repères. Les retrouvailles le temps d'un déjeuner où nous échangeons sur la vie, nos projets. Elle me raconte sa maison achetée impulsivement dans son pays natal, proche de la terre familiale, de la belle énergie qu'elle a senti en franchissant le seuil et où depuis, chaque été avec les siens, elle habite sa vie. La mer, le vent, tout cela fait dire à l'enfant différent: Ça... c'est du bonheur!     Quelques heures plus tard, mon accordéon aux mains j'ai pour public des gens âgés avec un déficit cognitif. L'aménagement n'est pas tout à fait celui prévu. Je m'exécute, invitant mes spectateurs à chanter. Les voix s'élèvent timidement, puis avec plus d'assurance. La musique est la langue des émotions est une merveilleuse communicatrice. Elle touche les cœurs, éveille la mémoire endormie. De les voir habiter leu

Montée de lait indignatoire

Je m'indigne en voyant ces images de gens qui cherchent désespérément asile en Europe et que l'on refoule aux frontières. C'est bizarre, je vois les mêmes images de ces Juifs que l'on menait vers les camps de concentration. Je ne sais pour vous... mais dans une situation similaire j'aimerais être accueillie. Déjà, il est si difficile de quitter son pays. Je m'indigne que l'Éthiopie soit devenue une destination prisée des touristes. Vous comprendrez ma surprise, ce pays étant affamé il y a si peu de temps. La mémoire collective nous fait défaut?   Je m'indigne du sort des femmes de quelque pays qu'elles soient. Au nom de l'honneur, on les viole, on les expose nues sur la place publique (Inde) on les lapide au sens propre dans les pays musulmans où l'intégrisme fait la loi ou au sens figuré sur la place publique dans le monde politique québécois.   Je m'indigne de l'avenir de nos enfants où sous des prétextes d'austérité

Au bord d'un lac en Outaouais

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Rêverie J'ai vu quelques photos par internet, un vrai chalet avec accès au bord d'un lac qu'un membre de la famille éloignée a la gentillesse de nous louer. Une galerie pour rêvasser, une balançoire suspendue à un arbre, l'oiseau-mouche qui fait le timide, les libellules bioniques. Cela butine à fleur que veux-tu. Nul besoin de réveil, les corneilles se chargent de nous rappeler que le jour est levé. Premier matin, la brume est bien présente. Les oiseaux occupent le territoire à tour de rôle: chardonneret, geai bleu, moineau.  C'est la canicule. Je suis privilégiée de pouvoir retrouver les odeurs de l'enfance au bord du lac, mes souliers d'eau dans les pieds, les aiguilles de pin couvrant le sol . La Petite Vie Dimanche matin, deux femmes discutent ferme dans l'eau, une nouille sous leurs bras. Le sujet: le mariage de monsieur et madame le Banquier. J'entends la voix du peuple. Justement, je viens de lire Les plaisirs cachés de la vie de

Le temps de se dire

Le temps des vacances, c'est aussi le temps de se dire, de revoir les gens qui nous sont chers. Nos occupations professionnelles ne font plus obstacles, nous sommes disponibles. À présent, je peux jouir de tout mon temps. J'ai bien l'intention d'en profiter pleinement.   Quelque part en Mauricie, les vapeurs d'eau effectuent un ballet sur le lac endormi. D'ex-directrices  échangent quelques confidences se déclarant heureuses d'avoir quitté un monde factice. Des enfants s'ébrouent dans l'eau, riant, se taquinant, leurs voix portant sur l'autre rive. Les nôtres s'improvisent autour d'un piano, reprenant les airs de la chanson québécoise. Une visite à Saint-Sévère nous fait découvrir une designer et un producteur de lavande. Je repars le cœur léger et un grand bien-être m'envahit quand je roule sur cette route où les arbres s'embrassent.   Prochaine halte : Québec, mais avant un dîner à Drummondville avec mon oncle retrouvé

Journée de rêve

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Dernière journée de travail, j'ai le cœur léger. Mon mantra: festoyer et ne pas faire pleurer...ni pleurer, car pour cela je suis très douée. J'arrive en tenue décontractée, puisque c'est ainsi qu'après avoir interrogé mon successeur, il était convenu de faire. Je fais la tournée, salue les gens. Je croise deux femmes qui sont quelque peu étonnées de me voir ainsi vêtue. J'insiste pour savoir si je suis dans le ton. Il semble que non. Elles me disent que je ne serai vraiment pas contente de ma tenue, car plusieurs mettront leurs plus beaux atours.   Il me reste à peine une heure avant la rencontre d'équipe. Pas vraiment le temps de faire un aller-retour chez moi,  alors une séance de magasinage s'impose dans une boutique à proximité en compagnie de ma complice de voyage. Je fais plusieurs essayages avant de trouver la robe qui me sied et, tant qu'à faire, je complète avec une écharpe. Une fois au comptoir-caisse, un bracelet me fait signe et se glis

Une soirée lumineuse

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J'ai 25 ans, je travaille dans un groupe d'éducation populaire à l'accueil. Chaque jour, je vois des gens démunis qui viennent chercher réconfort auprès de différents intervenants. Il y a une petite fille d'à peine 5 ans qui s'approche de moi et me demande : "Quoi tu fais?" Elle joue dans mes cheveux longs, m'interroge sur mon travail, ma vie. Elle revient régulièrement. Elle me rappelle l'enfant curieuse que j'étais. Je la prends sous mon aile, l'amène au cinéma, lui fais voir des pièces de théâtre pour enfants, lui achète des crayons Prismacolor . Ce qu'elle est devenue, je l'ignore, mais je suis persuadée que j'ai semé quelque chose en elle au niveau artistique.   À cette même époque, un médecin oeuvre auprès d'une clientèle défavorisée. Son champ d'intervention: la pédiatrie sociale. Une approche novatrice qui a fait beaucoup de chemin et la différence dans la vie de plusieurs enfants et leurs parents. Figure mé

La reconnaissance

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Récemment, j'assistais à une rencontre où il était question des marques de reconnaissance à l'intention des employés. L'animateur, très féru d'éthique, nous entretenait de ce qu'était la reconnaissance, la distinguant de la récompense. Il disait que c'était une forme sociale du souvenir, une tradition en faisant passer à un autre un ensemble de manière de faire. Un héritage quoi! Ces propos ont résonné vendredi dernier où j'ai annoncé au personnel que je quittais mes fonctions et désigné mon remplaçant. Pendant que notre Mesmer éthicien discourait (il avait la même voix), je m'interrogeais sur ma façon de reconnaître mon personnel.  Pour moi la reconnaissance, c'est ce qui donne un sens à la personne à qui on l'adresse. C'est une forme d'attention non pas parce qu'il le faut, mais parce qu'elle vient du cœur. Je me suis souvenue des lilas, du muguet, de la menthe, des tomates que je déposais dans les cuisines du personnel.

Visite de paroisse

Elle me dit: " Viens à Pâques, mes parents seront là". J'ai toujours grand bonheur à les retrouver entourés de leur progéniture. Ma cousine,la biscuitière comme mes amis l'appellent,  a fait les choses en grand: course aux cocos pour les enfants, un brunch accompagné de bons vins et une table à desserts pour les gourmands. Des albums photo traînent sur la table. Curieuse, je me mets à tourner les pages. Je tombe sur une photo de famille, celle de ma grand-mère paternelle. Je la reconnais à son regard.   L'après-midi avance doucement, nous sommes au salon. Mes cousines et mon cousin ont offert à leur père la biographie de Mad Dog Vachon.  Chacun y va de sa version de la rencontre de mon oncle avec ce dernier. Étonnamment, personne n'a la même. Il n'y a rien de vraiment surprenant, car mes oncles et mon père ont des talents de raconteur et ils se plaisent à mener les gens. Au tour de mon oncle de donner sa version. Il décline et nous invite pour la suit

Aimes-tu la vie ?

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Au lendemain de notre escapade en ville, elle m'écrit: "Je sais maintenant pourquoi je me bats, pour poursuivre cette belle vie que j'ai la chance de savourer". Spontanément, la chanson de Boule Noire, Aimes-tu la vie comme moi , résonne dans ma tête. Je lui fais parvenir le lien pour accompagner les jours plus difficiles qui se pointent à l'horizon.    Cette journée-là, malgré un ciel gris, la neige qui persistait, le temps d'une éclaircie, nous nous sommes régalées au Café Cherrier,  nous avons bu un Bourgogne Alligoté frais à souhait tout en poussant la gourmandise en dégustant une île flottante. Question de bien digérer le tout, nous avons arpenté la rue Saint-Denis, visité quelques boutiques pour finalement chiner chez Artefact, un designer québécois. Eh oui! notre portefeuille a été quelque peu délesté. Le bonheur tout simple de deux filles qui font des essayages et qui partagent leur opinion sur le résultat final.   Nous nous sommes quittée

Le temps qui passe

Vous arrive-t-il de vous regarder dans la glace et constater avec étonnement le passage du fil du temps ? Un sourcil blanc qui joue à cache-cache, les plis à la commissure des lèvres qui se font plus nombreux, l'ovale du visage qui a perdu de sa souplesse. Je ne me vois pas vieillir. Dans ma tête, j'ai toujours la candeur de mon enfance, l'appétit de vivre de mes vingt ans, et pourtant...! Il y a toutefois, une seule chose qui ne subit pas les affres du temps: le cœur.   Ma récente hibernation m'a permis de prendre le temps d'être avec ceux que j'aime, de découvrir de nouvelles personnes. Mes amitiés se sont tissées dans les milieux où j'ai évolué. Quand je dîne avec la marraine de mon fils, que j'admire les photos de son récent voyage avec ses enfants, je vois nos vies qui défilent et je suis heureuse de ce lien qui est le nôtre. Lorsque j'assiste à un spectacle avec une ancienne collègue enseignante, qu'elle vient coucher à la maison et qu

Danser avec la vie

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La synchronicité vous y croyez? Moi, si. Vous avez peut-être entendu parler de synchrodestinée, du pouvoir de l'intention. Qu'importe l'appellation, il s'agit d'un moment magique où l'univers conspire pour harmoniser nos désirs.   Au printemps dernier, ma cousine Aline m'avait invitée à participer aux soirées les Bontés divines de ma région.  Je me suis donc inscrite par l'entremise de Facebook. Mon agenda étant surchargé, je n'ai pas pu participer. Récemment, j'ai reçu une invitation à l'événement Sexy, zen et happy, organisé par les Productions Christine Michaud. Je visionne la vidéo promotionnelle. Je suis toute remuée par la légende amérindienne qui y est racontée.  Je me reconnais dans cet aigle qui s'isole pour casser son bec et se préparer à renaître.   En avril 2014, j'ai suivi un séminaire en imagerie musicale guidée, au cours duquel, j'ai eu une visualisation très surprenante. Je me suis retrouvée à Stonehenge

ARTISTE DE COEUR, pâtissière pour les âmes

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Mathieu Leroux, APQ, Dominique Massie, directrice de APQ et Ginette Levesque, auteure caritative Une année après le lancement de Petit pot de biscuits 2, j'ai eu le plaisir de remettre un chèque de 1500$ à l'Association pulmonaire du Québec. Vous êtes sans doute quelques uns à vous demander ce qu'est une artiste de cœur ? C'est une auteure caritative qui met sa plume au service d'organisme dont la cause lui tient à cœur.   Pour mon premier livre, j'ai versé 700$ au Fonds Espoir-Fondation du CHU Sainte-Justine, parce qu'il avait été inspiré par le départ de mon amie Josée décédée du cancer. Le thème principal était la gratitude. Petit pot de biscuits 2 a été écrit en mémoire de ma famille maternelle, décimée par la silicose, il est question du pardon. Eh oui! il y aura un troisième Petit pot de biscuits, cette fois, j'ai choisi la Fondation du Dr Julien, pour le projet le Garage à musique avec pour thème la persévérance scolaire.   Bien qu

Le cinquième chemin

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Une photo en noir et blanc attire mon attention, plus précisément la lumière qui émane des yeux de cet homme. Je n'ai jamais écouté son émission vedette, mais je connais sa voix, son rire ample et ses sourcils broussailleux. Le hasard veut que je le croise au Conservatoire de musique du Québec lors d'une présentation des Ondes Martenot. Je le vois chancelant, peinant à se déplacer au bras de son aimée. Cela m'attriste, un homme si plein d'entrain cheminant vers la fin de sa vie ainsi. J'entreprends ce cinquième chemin avec l'âme de la découvreuse. J'ai l'impression par moment qu'il est question de ma vie. Des similitudes de parcours, une détermination commune à s'ouvrir, à croire avec le souci d'aider autrui. Une enfance marquée par la mort de sa mère. Toute sa vie, il a essayé des choses dont elle serait fière. Je m'y suis appliquée également. Les similitudes se poursuivent. Une 9e année de vie marquant les années noires de so

Reflet d'un autre monde

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Vous l'ignorez sans doute, mais l'artiste en moi s'exprime aussi à travers la photographie, particulièrement celle d'arbres. C'est souvent au cours d'une marche que je saisis mes clichés, avec une affection particulière pour les ciels bleus et les arbres givrés. La photo que vous admirez est issue de ma marche dominicale sans que j'en sois l'auteure. Je vous explique.   En attendant mon homme de cœur à la bibliothèque de ma ville, je suis interpellée par le gars de l'exposition Un gars, une fille, des émotions . Il m'invite à entrer. Pourquoi pas?  Ses photos témoignent de ses voyages. Elles sont très esthétiques, cadrées, en vitrine sur différents médiums: acrylique, aluminium brossé, en couleur ou en noir et blanc. Deux d'entre elles ont été primées. Je sens bien sa fierté avec raison. Toutefois, je ne ressens aucune émotion.   Je poursuis plus loin ma visite, cette fois chez la fille. J'ignore que c'est sa première expo

Faire contre mauvaise fortune bon coeur

La pleine lune de janvier est annonciatrice de froidure. La conduite à Montréal suite au verglas du week-end est erratique. Les plaques de glace sillonnent les routes, les voitures sont disposées selon le gré de dame nature. Un arrondissement remporte la palme de ce chaos glacial: Plateau Mont-Royal. De quoi, vous enlever toute envie de redevenir une citadine. J'ai un rendez-vous médical près de l'hôpital Notre-Dame. Je dois me résigner à utiliser le stationnement tout juste à proximité de ce dernier. Une bonne samaritaine me remet son ticket en quittant. Je regarde l'heure 23h59. J'ai l'esprit tranquille. J'apprécie le cadeau. Au retour, ma voiture me boude. Elle ne veut pas démarrer. Enfin! je vais pouvoir utiliser ma carte CAA. Vous constaterez que j'essaie de demeurer positive.   300 minutes voilà le temps d'attente que la  préposée me signifie. Je lui fais répéter pour être certaine d'avoir bien entendu. Non, mon oreille ne me fait pas d