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L'homme qui rit

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Chaque dimanche, La Presse publie un article qui traite de  L’épidémie invisible . Ces textes me touchent particulièrement en tant que parent.   Les préjugés rattachés à la toxicomanie m’ont longtemps isolée. Plusieurs personnes croient que les traitements fondés sur l’abstinence pure et simple sont LA solution la plus efficace pour soigner les dépendances.   Pour mon fils cadet, ce fut l’approche de la réduction des méfaits qui a porté fruit.   L'autre jour, je l'ai invité à regarder mes toiles et à porter son choix sur l'une d'elles. L'homme qui rit a remporté les honneurs, témoignant de l'enfant joyeux qu'il était.  Aujourd’hui, la lumière est revenue dans sa vie.  À la lecture de ce billet, il m’a dit : «  Si ce texte peut servir pour en aider d’autres, j’en serais très heureux  ». Quand un proche vit des problèmes de toxicomanie, cela impacte son entourage immédiat. Mon fils consommait pour calmer son anxiété. Moi, je m’étourdissais dans un milieu tr

Entre l'ombre et la lumière

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Si vous suivez l’actualité littéraire, un jeune auteur de 54 ans a fermé trop tôt, le livre de sa vie. Vous l’avez sans doute entendu au printemps dernier à l’émission Tout le monde en parle . Moi, j’ai eu l’opportunité de le rencontrer alors que j’organisais un salon littéraire à la Place Rosemère. J’ai souvenir d’un passionné de littérature, souriant, avenant, heureux de présenter ses œuvres. J’imagine que comme moi, vous avez été impressionné par sa résilience. Mourir dans la dignité demande beaucoup de courage et Simon à n’en point douter, n’en a pas manqué. Comme j’avance sur le fil de la vie, quelques personnes qui me sont chères ont basculé du côté de la lumière. Pour certaines, la mort les a surpris, pour d’autres, elle les a prévenus. Mais sommes-nous vraiment prêts à franchir le seuil de l’éternité ? Le fait d’accompagner quelques-unes d’entre elles m’a permis de comprendre que cette finalité n’est qu’une étape de la vie. Mon amie France me manque terriblement. Nourrir son

Quand j'écris...

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La poésie s’est invitée très tôt dans ma vie. À quatorze ans, mon sujet de prédilection :l’amour. J’étais un peu fleur bleue. Ce fut également mon époque Georges Moustaki, où j’avais plaisir à composer des chansons. Les années ont passé et la poésie j’ai délaissée.  I l y a quatre ans, j’ai publié mon premier recueil   Juste la vie qui va en hommage à une amie décédée de leucémie aiguë. À cette même époque, nous avions trouvé refuge dans une auberge au bord du fleuve. Ce séjour, m’avait inspiré un poème que j’avais intitulé Carrefour . De notre passage, demeure une vidéo de nous, moi au piano et elle jouant à l’imprésario. C’est un peu grâce à elle que j’ai repris ce genre littéraire, notamment en assistant à différents ateliers d’écriture donnés par Michel Pleau et Louise Dupré. Plus récemment, en participant au Camp Chanson de Petite Vallée. Écrire nécessite un espace où l’âme communique avec l’infiniment petit. Pour moi ce sont les odeurs, les couleurs, l’eau et la forêt. C’est ains

Le retour des serpents

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Une fin d’année comme elle a commencé. Nous voilà de nouveau encabanés. Le serpent Omicron frappe à nos portes. Est-ce ainsi que nous envisagions de célébrer ? Depuis des mois, nous rêvons de ce Noël 2021 au plaisir de la boustifaille, entourés de ceux que nous aimons, de rires, de jeux, du bonheur d’être rassemblés. Et puis paf ! notre balloune a encore pété. Case 87. Nous étions plusieurs à y être, à avoir cru  que la vaccination nous permettrait de reprendre une vie presque normale. Chose promise, chose due. Nous avons profité de l’été, de l’automne, nous sommes retournés au restaurant, assister à des spectacles. Mais entre vous et moi, il n’y avait pas une petite voix qui vous mettait en garde, vous rappelant qu’à l’approche de l’hiver les virus sont gourmands. Sans ces deux doses la situation ne serait guère enviable. Une troisième dose arrive. Il faut s’y faire la vaccination va s’inviter dans notre agenda au cours des prochaines années.  Case 95. C’est celle que je choisis

LE BOUT DE LA LETTRE- Extrait de La racine de l'être

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  " Quand j’étais enfant, il me plaisait d’être avec les grands à écouter leurs conversations. Une école de la vie qui nourrissait ma curiosité insatiable. Comme j’étais assez sage, les adultes finissaient par ignorer ma présence. J’étais attentive aux intonations, à la voix qui devenait feutrée lorsque le sujet ne devait pas s’ébruiter. Observer, analyser et questionner étaient les principaux axes de ma vie. Mon premier voyage dans la région natale de mon père fut très mémorable. Il s’agissait de mon premier grand voyage, mais aussi de ma première rencontre avec les frères de mon père, mon grand-père et sa femme. La route pour y parvenir était longue, poussiéreuse, et la chaleur à l’intérieur du véhicule, accablante. Impossible d’ouvrir les fenêtres, l’air devenait irrespirable. Pour la jeune citadine que j’étais, quelle aventure! Je n’avais jamais mis les pieds sur une ferme. Il y avait des chiens qui me terrorisaient, des poules, des porcs, des vaches et des chevaux. Ma plus

La racine de l'être

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J’ai commencé à écrire La Racine de l’être à la fin de l’année 2018 à la suite d’une rencontre avec une psychogénéalogiste. Je suis partie à la recherche de mes ancêtres paternels. En glanant des photos, celle d’une aïeule a particulièrement retenu mon attention. Native de Cacouna, territoire Malécite, j’ai suivi ses pérégrinations jusqu’à Saint-Épiphane où cette communauté a trouvé refuge lorsque leurs terres ont été cédées aux colons.  Ainsi, a pris forme ce roman traitant de l’inconscient générationnel pour débusquer les secrets bien enfouis depuis quatre générations. Il s’agit d’une fiction alimentée par de nombreuses lectures. Il y est question d’inceste, de maltraitance, de dépression et d’alcoolisme. Bien que ces sujets soient dans l’air du temps il s’agit d’une simple synchronicité.   Je me suis intéressée aux conséquences de ces secrets sur les générations futures, car à la première génération, le secret est indicible, mais se révèle dans l’inconscient. À la deuxième géné

Les cadeaux de la vie

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Le 27 juillet 1989, j’emménageais dans ma maison. Un terrain non aménagé que nous avons clôturé, gazonné. Un cabanon s’est ajouté.   La devanture s’est parée de deux   genévriers et d’une haie de cèdres d’à peine un mètre. Une plaine glanée dans les boisés environnants s’est érigée au beau milieu du terrain. Le premier conjoint n’ayant pas la main trop horticole, la végétation était frugale. Mais, je lui pardonne, car sans lui, je ne serais pas devenue propriétaire. Un nouveau venu a tôt fait de modifier l’environnement. Deux lilas, un pommier, un pommetier ont été plantés. Un coin jardin ainsi que des plates-bandes furent érigés. L’arrivée d’un nouveau voisin a enjolivé mon terrain d’hémérocalles et de muguet. Au fil du temps, des amies m’ont fait don de rudbeckia, d’iris. J’ai ajouté quelques sedums, hydrangées, hostas, pivoines. Toute cette belle végétation me permet d’accueillir une faune volatile variée : chardonneret, merle, mésange, cardinal, geai bleu, oiseau mouche et quel