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Affichage des articles du mars, 2011

J'aime les rues de Montréal

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Montréalaise dans l'âme, j'y travaille et je vis en banlieue depuis plus de vingt ans. Je redécouvre ma ville pour le plaisir de retrouver des amis, d'assister à des événements culturels. Je déambule dans les rues de mon ancien quartier et chaque fois, j'ai l'impression d'être de retour chez moi. Prenez la rue Fleury. Elle ne ressemble en rien à celle de mon enfance. Les commerces ayant pignon sur rue sont différents, y logeant parfois depuis deux décennies. La librairie Volumétrix où j'ai découvert le plaisir solitaire... celui de la lecture bien entendu, n'est plus. Tout comme la boutique pour enfants Yvette Richard où nous allions nous vêtir pour les grandes occasions, la corsetière, le magasin de laine. Mon père vendait des sapins à l'emplacement actuel de la pharmacie Cloutier . Tout cela a disparu pour céder la place à des boutiques spécialisées de designer de mode, de décoration intérieure, de fines épiceries, de petits cafés. Dimanche

Il faut écouter sa voix pour trouver la voie

Aussi loin que je me souvienne, le chant a toujours fait partie de ma vie. Enfant, mes parents me berçait en chantant. Chacun avait son répertoire. Mon père avait le talent pour modifier les paroles. À l'école quand ma voix se joignait à celles de mes compagnes et bien... disons qu'il y avait distorsion. Ma première prestation devant public fut au Jour de l'An, alors que j'avais 5 ans. Vêtue de ma belle robe rouge en velours au collet duveteux et de ma belle montre Cardinal, j'ai interprété Donnez-moi des roses. Je pleurais pour cet homme qui aime en silence et qui découvre un amour impossible. Le chant a laissé place momentanément au sifflement, on m'appelait la gamine, puis il a repris du service à l'occasion de mon second mariage. Je vous fais le topo. Enceinte de mon petit dernier, dans une église anglicane, le pasteur est une femme, en lieu d'allocution je choisis certaines chansons. J'imprime les paroles que je distribue à nos invités e

La leçon de piano

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J'ai trois ans, je découvre le compagnon de ma vie. De grosses larmes coulent sur mes joues, je suis émerveillée par sa sonorité. Le premier grand moment de notre vie à deux. Ma première leçon a lieu chez Mademoiselle Cousineau, une vieille dame aux dents jaunies. Moi, la petite fille de cinq ans, assise sur un banc tournant, les pieds pendants, je découvre l'essence du clavier. Je dois retrouver tous les do, les ré, les mi...Ce n'était pas vraiment l'idée que je me faisais de la musique, mais, puisque c'est comme ça, je suis revenue tous les lundis faire l'apprentissage des rudiments musicaux sous la bonne garde de M. Aaron et les conseils de Mademoiselle Cousineau. De l'école Cousineau, je suis passée à l'école Galipeau. Madame M dont la sœur Sylvie était avec moi en classe de deuxième, me fit découvrir Bach et Beethoven. Bach, quelle horreur ! Des heures à rager, des cahiers tordus de douleur. La patience n'a jamais été ma tasse de thé, mais

L'hiver de force

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Quand mars revient, quand la neige, neige ... En ce dimanche tristounet, me revient le souvenir de la tempête du 9 mars 2008. Vous savez, cette année où la neige a neigé, atteignant des records. Ce matin-là, je quitte St-Hyppolite pour retourner chez moi. Les choses se compliquent quand je veux emprunter ma rue qui est toute enneigée. Je dois me replier sur la rue voisine qui n'est guère mieux. J'ose m'aventurer quand à la croisée de ma rue, je constate que le destin s'acharne sur moi. Il me faut continuer. Je vois plusieurs voisins pelles à la main et je les questionne sur l'état des rues de notre quartier. La tendance se maintient, c'est le chaos. Je poursuis ma route et apercevant un espace libre dans le stationnement d'un voisin, je demande si je peux y laisser mon véhicule, le temps que la situation soit rétablie. Malheureusement, cet espace appartient au propriétaire qui est absent. Je poursuis ma route en espérant que le bon Dieu m'accompagne. I