Les butineuses
Comment trouver le titre d’un livre ?
Au départ, ce sont des histoires d’amour qui m’habitaient. Je les voulais légères. Souvent avant de rencontrer l’âme sœur, une expression populaire dit que nous butinons. J’ai constaté que mes voyages se sont invités bien malgré moi dans cette création. L’inspiration est venue des Belles dames, ces papillons qui peuvent parcourir jusqu’à cinq mille kilomètres pour dénicher le nectar de leur choix.
Michel Audet dans son livre Écrire de la fiction dit qu’il faut se laisser habiter par son sujet avant de l’écrire et un sujet qui ne fascine pas son auteur ne mérite pas d’être traité. Ce livre m’a habité pendant au moins trois ans. J’ai effectué de nombreuses recherches tant sur les odeurs que sur les fleurs, les parfums et les maladies associées à l’odorat.
Un merveilleux prétexte
Depuis que je suis toute petite, les odeurs me fascinent, elles ont le pouvoir de nous faire voyager dans le temps. Quel merveilleux prétexte pour raconter ! Elles sont bien imprégnées dans ma mémoire olfactive, que ce soit celles de mes enfants, du lac, de la soupe de mon oncle Léo, huile de foie de morue et tant d’autres.
Ce florilège de nouvelles odorantes, évoque divers thèmes : l’adolescence, le premier baiser, l’itinérance, les amours passagères, la violence sournoise, l’amitié, la trahison, les infidélités, la culture machiste, les rencontres improbables, le consentement, la vieillesse et ses désagréments.
Pourquoi écrire ?
Comme l’écrivait Nathalie Petrowski dans La vie de ma mère : « On écrit pour mille et une raisons. Pour s’exprimer bien sûr, mais aussi, pour réparer, panser les plaies, soigner les blessures et pour partager ce bout de vie avec les autres dans l’espoir d’ouvrir une fenêtre, de tirer un rideau, de tendre une perche ».
J’écris, pour m’exprimer, pour partager un bout de vie avec vous dans l’espoir que mon récit trouve résonnance et vous inspire. En terminant, je citerais Claudia Larochelle dans son livre Les Disgracieuses : « Être lue, c’est continuer d’être dans la vie ». Merci à tous ceux et celles qui me lisent.
Revue de Presse:
TVBL-25 septembre 2025- Accès Local


Je suis littéralement conquise par ton petit bijou de livre. La présentation est impeccable, très professionnelle, toute en finesse et en délicatesse. Ton livre sent bon le lilas, jusque dans les moindres détails, et tes anecdotes sont savoureuses. Je parfais même l'étendue de mon vocabulaire avec ces perles de mots nouveaux pour moi, presqu'à chaque deux pages
RépondreSupprimerDiane B.
C'est un bijoux: texte, présentation raffinée , couleurs etc. Mon grand-père aussi avait une pipe et j'adorais l'odeur de son tabac.
RépondreSupprimerG. Charbonneau et S. Blondin
Ce livre " Les butineuses" sent bon!! Il s'en dégage des odeurs de fantaisie, d'humour, de sensibilité, de sensualité et de naturel assez enivrantes! La facture de ta production est tellement raffinée, très féminine et attrayante.
RépondreSupprimerD. Fortin
J'ai fini ton livre. Tu as l'art de la chute. Belles histoires, souvent touchantes. La dernière, celle du cordonnier, m'a interrogé: je me suis demandé si elle était inspirée d'un fait de ma vie que je t'aurais raconté! Car sur ma rue, à Saint-Michel, quartier de mon enfance tout plein d'italiens, il y avait un cordonnier italien qui se déplaçait sur des béquilles dans sa petite échoppe, située au sous-sol d'un duplex. Les deux jambes sciées en haut des cuisses, il m'impressionnait. Je n'ai jamais osé lui demandé l'origine de son état.
RépondreSupprimerAccident de voiture? J'ai pensé un jour à la guerre en Europe et qu'il avait pu y perdre les jambes avant d'immigrer à Montréal...En tout cas, merci pour ces récits bien ciselés. Incroyable comme parfois nos histoires de vie se recoupent! Et la sensibilité de nos regards.
Y. Fortin
Juste un mot pour te dire que je poursuis la lecture de ton livre "Les Butineuses", dès que j'ai un moment libre.Ce qui est bien avec ce roman de nouvelles, c'est que, justement ce sont des nouvelles. Lorsqu'on termine un chapitre, on peut attendre un peu pour le chapitre suivant.
RépondreSupprimerBon, j'avoue que malgré tout, j'ai toujours hâte d'en lire un nouveau... donc, c'est pas si facile que ça de s'arrêter. Chaque nouvelle nous met dans une émotion différente, pour certaines je ris, pour d'autres j'ai la larme à l'oeil. Pour d'autres, je te l'avoue je suis un peu frustrée de ne pas en savoir plus (chapitre Judith par exemple). Ton écriture est un régal pour les yeux et pour le coeur.
Liette P.
J’ai été très touché par les contextes très humains, très bien exposés et surtout bien décrits. Et ce, dans une économie de pages (même si c’est le propre des nouvelles).Vous avez l’art de raconter, et dans l’essentiel. Plusieurs émotions m’ont parcouru dans ces " voyages « si près de notre condition humaine. Enfance, adolescence, état contemporain,plusieurs résurgences dans l’ensemble très agréables.
RépondreSupprimerP. Campeau
Je viens de lire, de la couverture à la dernière page, ton recueil de nouvelles « Butineuses ». J’ai dévoré ton livre!!! Ton écriture est touchante, sensible, drôle et même sensuelle!!! J’ai adoré chaque nouvelle, particulièrement « Evening in Paris ». Un recueil parfait pour le repos, un must pour les vacances.
RépondreSupprimerCarole B.
J’ai bien aimé ces courtes histoires qui se concluent par des « punch » comment dire…. « Bang ». Des finales comme on ne s’y attend pas. Tout en parcourant ton livre, j’ai eu des odeurs qui s’invitaient dans mon nez. J’ai vraiment aimé l’expérience. En te lisant, j’avais l’impression de revivre un épisode de mon adolescence. Bref.. merci pour ce recueil qui a stimulé mon odorat. Félicitations. Comme toujours, tu as une plume surprenante et tu me fais découvrir de nouveaux mots.
RépondreSupprimerIsabelle L.